Africa Check est une organisation non-partisane dont l’existence vise à promouvoir la précision dans le débat public et dans les médias en Afrique

Pour le faire de manière réussie, il est important que nous soyons fidèles aux meilleures pratiques reconnues par les organisations qui s’adonnent à la vérification des faits dans le monde.

  • L’impartialité dans les choix que nous faisons des déclarations à vérifier et comment les vérifier
  • La transparence dans notre manière de travailler
  • La précision dans nos articles, et leur correction le plus vite possible, lorsque nous y commettons des erreurs

Impartialité

Comme chacun le sait à travers le monde, cela va des arbitres de football à ceux qui vérifient des faits, l’argument le plus courant, utilisé par ceux qui sont reconnus coupables d’avoir fait des déclarations fausses ou pouvant induire en erreur, est de dire que « l’arbitre » est contre eux

Pour une organisation comme la nôtre, qui travaille dur pour rétablir la précision des faits dans le débat public, comment faire pour évite de telles critiques ? Comment assurons-nous l’impartialité et l’équilibre de notre travail, en nous appuyant sur les meilleures preuves, et comment nous assurer que c’est perçu comme tel ?

  • Diversité des sources de financement

La première partie de la réponse est de nous assurer que nous avons des sources de financement varies

Depuis le lancement d’Africa Check en 2012 avec un financement de Google et de l’International Press Institute, nous avons fait beaucoup d’efforts pour diversifier nos sources de financement. Comme on peut le voir sur la page qui décrit Comment nous sommes financés, nous recevons en ce moment des financements de sept principaux bailleurs institutionnels. Et en mai 2015, nous avons lancé notre unité commerciale de formation et de recherche TRi Facts pour générer nos propres fonds, et de manière indépendante.

  • Les meilleures preuves disponibles

La seconde partie de la réponse est de nous assurer que nous suivons les procédures éditoriales adéquates – en nous appuyant sur les meilleures preuves disponibles.

D’abord nous prenons en compte les suggestions aussi bien de nos équipes que de nos lecteurs sur les déclarations à vérifier et nous faisons de notre mieux pour nous assurer, qu’avec le temps, nous procédions à la vérification des faits de chacun des camps, dans n’importe quel débat. Et lorsque nous avons sélectionné ce que nous voulons vérifier, nous commençons par interroger la personne ou l’institution dont nous voulons vérifier les déclarations, afin d’obtenir la preuve de ce qu’elle a avancé, et ensuite nous lançons le filet à la recherche de preuves supplémentaires dans un rayon le plus large possible. Nos articles s’appuient alors sur les preuves rassemblées dont nous publions les résultats, quels qu’ils soient.

Transparence

Nous croyons que la transparence est vitale dans la vérification des faits. Pour permettre à nos lecteurs et à ceux dont les propos ont été examinés par nos soins, de vérifier par eux-mêmes les résultats de nos recherches, nous fournissons les liens de tout matériel utilisé dans nos articles, et les détails des gens avec qui nous avons parlé.

Nous étions fiers d’apprendre qu’une étude conduite par des universitaires basés aux USA sur des sites de fact-checking dans six pays du monde, est arrivé à la conclusion qu’Africa Check, par article produit, redirige vers le plus grand nombre de sources et avec la plus grande diversité.

Comme la plupart des sites de fact-checking, nous n’utilisons pas de sources anonymes dans aucun de nos articles.

Précision   

Comme toute autre organisation, Africa Check fait des erreurs. Nous essayons bien entendu de les éviter. D’abord nous lançons notre filet le plus largement possible à la recherche de preuves. Et ensuite, nous avons comme règle, que le contenu de chaque article est vérifié au moins par deux personnes avant d’être publié.

Et lorsque nous faisons des erreurs, nous les corrigeons au plus vite et de la manière la plus ouverte possible, et là où c’est nécessaire, nous permettons aux gens qui ne sont pas d’accord avec nous d’avoir un droit de réponse.

Les principes en action – comment nous produisons nos articles

Chaque article que nous produisons est différent, mais pour assurer que nous vérifions tous les faits de manière juste, notre démarche est la même partout.

  1. Choisir les déclarations à vérifier

Pour commencer nos Rédacteurs en chef filtrent les propositions faites par nos lecteurs ou d’autres membres de l’équipe, en se basant sur des critères précisés sur le site web : le sujet est-il important ? La déclaration était-elle présentée comme un fait ou exprimait-elle une opinion ? La déclaration a-t-elle une grande importance ? L’auteur des propos a-t-il déjà retenu notre attention auparavant ? – puisque nous voulons nous assurer de faire notre travail en analysant des faits provenant de toutes les parties concernés, quel que soit le débat.

  1. Etablir avec exactitude ce qui a été dit

Une fois que nous avons choisi le sujet, nous devons établir avec exactitude ce qui a été dit. Les déclarations envoyées par les lecteurs pour être vérifiées peuvent parfois être vagues. Mais pour vérifier une affirmation, nous avons besoin d’avoir la citation exacte. Qu’est ce qui a été dit exactement ? Les propos ont-ils été fidèlement rapportés ? Et quel était le contexte exact dans lequel ces propos ont été tenus.

  1. Demandez-leur les preuves

Une fois établi que les propos ont été tenus, nous essayons de contacter son auteur, ou son service, pour lui demander sur quelle preuve il s’appuie pour avancer ses affirmations.

  1. Vérifier dans nos archives, ainsi que d’autres sources

Notre prochaine étape est de fouiller dans nos archives, ainsi que d’autres sources publiques disponibles, pour rechercher des preuves qui soutiennent et des preuves qui contredisent la déclaration, en étendant nos filets le plus large possible

  1. Discuter les preuves avec les experts

Une fois les preuves obtenues, nous les discutons avec les spécialistes et les experts, là où leur intervention est nécessaire pour nous aider à comprendre les données. Nous ne discutons qu’avec des experts qui acceptent d’être cités, puisque nous n’utilisons pas de sources anonymes.

  1. Rédiger l’article – en faisant ressortir les preuves étape par étape

Nous rédigeons nos articles, en faisant ressortir : d’abord les déclarations qui ont été faites et le contexte dans lequel elles l’ont été, ensuite les preuves qui soutiennent ces déclarations, en 3ème lieu toute autre preuve qui contredit ces déclarations, et en 4ème position une conclusion équilibrée.

  1. Un collègue passe en revue l’article et les conclusions

Pour nous assurer que le contenu de l’article lui-même est précis, nous demandons à un des collègues chercheurs de revoir l’article, et d’en évaluer les conclusions de manière indépendante, avant qu’il ne soit validé.

  1. Publier et suivre les réactions

Enfin nous publions l’article, il est alors gratuitement accessible au public et aux médias sur le site, et nous suivons les réactions. Si ou quand un lecteur identifie une erreur, nous mettons à jour l’article de manière transparente.