Africa Check a été créée pour promouvoir la précision dans le débat public et dans les médias en Afrique.

Sur un continent de 55 pays, des dizaines de milliers d’organes de presse, des centaines de milliers d’organisations concurrentes et plusieurs centaines de millions de personnes, il n’est pas possible – ni souhaitable – pour une seule organisation de vérifier les faits de chaque déclaration faite.

Mais, heureusement pour notre équipe, ce n’est pas notre objectif.

Nous essayons de vérifier certaines déclarations importantes faites dans l’espace public. Mais, comme le suggère ce dessin, personne ne peut tout faire.
Notre objectif, d’un point de vue général, est donc d’encourager les autres à vérifier eux-mêmes les déclarations publiques.

Le réflexe sceptique

Les gens ayant tendance à être submergés de nos jours, il est souvent plus facile – pour un journaliste, un chercheur, un fonctionnaire, ou une femme d’affaires – de prendre pour comptant une déclaration faite en public. A ce jour, dans le cadre de notre travail, nous avons vu cela se faire par des alliés dans les médias, par les tribunaux, et le grand public..

Malheureusement, cela permet à des personnalités publiques et autres, volontairement ou non, de nous induire en erreur sans conséquences. 

Mais, dans la lutte contre la désinformation, il est important de ne pas céder au cynisme. Oui, certains politiciens, médias, entreprises et autres cherchent à induire en erreur, mais cela ne signifie pas qu’ils le font tous. Et si une personnalité publique induit en erreur sur une question, cela ne signifie pas qu’elle induit en erreur sur toutes les questions.

Au lieu du cynisme, ce que nous souhaitons susciter c’est un scepticisme fondé sur l’ouverture d’esprit. Que vous soyez un juge ou un journaliste, une femme d’affaires ou un agent de santé, il est préférable de remettre en question – et non de rejeter – une déclaration jusqu’à ce qu’il existe des preuves fiables et vérifiables.

Questions à poser

Pour produire nos articles, nous utilisons notre propre expérience en tant que chercheurs et journalistes, avec l’aide et les conseils d’experts spécialisés dans divers domaines. Nous avons utilisé la même approche pour élaborer quelques astuces et conseils sur la façon de vérifier les faits, en commençant par les questions clés.

Où sont les preuves ? Les preuves sont-elles vérifiables ? Les preuves sont-elles solides ?

Comment les informations ont-elles été recueillies ? Quand ? Par qui ? Quels sont les aprioris que le journaliste, le juge ou la femme d’affaires devrait rechercher dans la manière dont l’information est collectée et rapportée. 

Ce sont là des questions que nous abordons dans notre page Conseils et Recommandations.

Où chercher

Nous avons également constaté qu’il est important de savoir où chercher.

C’est pourquoi nous continuons à constituer une bibliothèque de guides et de fiches d’information que vous pourrez utiliser comme sources de données fiables sur des questions clés. 

Et notre Infothèque propose une collection soigneusement sélectionnée de faits fiables et de sources de données utiles sur un large éventail de sujets pour l’Afrique, le Sénégal, et bientôt la Côte d’Ivoire.

Africa Check n’est pas, et ne peut bien sûr pas, être responsable de la précision des données contenues dans ces sources. Ce sont des tierces parties, et il est évident que nous ne pouvons garantir la précision de leur contenu sur chaque question. En outre, les jugements sur l’exactitude ou l’inexactitude des données sont rarement simples – il y a toujours des nuances de gris.

Nous espérons que ces sources sont utiles, mais nous espérons également qu’une fois que vous vous décidez à vérifier les affirmations faites par quelqu’un, vous maintiendrez vos réflexes sceptiques au moment d’évaluer la précision des données fournies par ces sources.