Si vous pensez à la forme traditionnelle de reportage en vous présentant aux Prix africains de fact-checking, nous vous conseillons de ne pas nous l’envoyer.

La vérification des faits (fact-checking) est un nouveau domaine dans le journalisme et se développe dans le monde entier. En avril 2020, il y avait plus de 230 cellules de vérification des faits dans près de 80 pays.

Depuis la création d’Africa Check en 2012, nous avons vérifié près de 1 700 déclarations en français et en anglais à travers le continent. Pour commencer, Africa Check elle-même fournit de nombreux exemples de vérifications approfondies des faits.

Nous avons également une section « Vérifier des faits » sur notre site Internet qui présente des conseils sur la vérification des faits et fournit des exemples. Depuis notre lancement, plus d’une douzaine d’autres organisations indépendantes de vérification des faits ont vu le jour dans des pays comme le Kenya, le Nigéria, le Zimbabwe et la RDC.

Grâce à TRi Facts, notre unité de formation, de recherche et d’information , il y a également eu un recours à la vérification des faits dans les rédactions africaines. Nous avons formé plus de 3 300 journalistes, étudiants et membres de la société civile à la vérification des faits depuis 2015.

Pour vous inspirer, vous pouvez consulter quelques-uns des articles qui ont remporté nos prix en 2017, 2018 et 2019 : d’un dossier sur la période préélectorale kenyane intitulée « Before you vote » qui présente des faits vérifiés sur des déclarations des politiciens à l’approche des élections à un podcast vérifiant l’exactitude de l’affirmation d’un ministre béninois selon laquelle l’État n’avait aucune obligation de nettoyer les espaces publics et de reloger des occupants illégaux.

En 2018, le vainqueur a mené une enquête révélant comme fausse la déclaration selon laquelle le Nigéria, le pays le plus peuplé d’Afrique, avait vu une réduction des inscriptions préscolaires

L’article rédigé par le vainqueur de l’année dernière, également du Nigéria, a révélé que les déclarations d’un ministre sur le nombre de projets de construction en cours dans la zone Sud-Est du pays étaient largement exagérées. Le gouvernement a ensuite publié une nouvelle liste de projets d’infrastructures, qui excluait les projets signalés dans l’article primé.