2016

Après avoir reçu 130 candidatures de 22 pays – montrant une forte croissance à partir de 2014 et 2015 – les membres du jury ont sélectionné un lauréat de la Côte d’Ivoire (pour médias africains francophones) et un du Cameroun (pour les médias africains anglophones) ainsi que des finalistes du Swaziland et du Nigéria.

Les Lauréats

Finalistes

 

 

Anderson Diédri, du site Web Eburnietoday.com, a été désigné vainqueur du meilleur prix de vérification des faits pour les médias francophones, pour un rapport exposant comme fausses des affirmations faites par le gouvernement de la Côte d’Ivoire dans un conflit foncier dans le centre du pays.

Le meilleur prix pour les médias anglophones est allé à Arison Tamfu, de Cameroon Journal, pour une enquête révélant qu’une declaration du precedent Paul Biya au sujet d’ordinateurs portables offer à chaque étudiant des universities publiques et privées du Cameroun était fausse.

Les finalistes étaient le journaliste swazi Phathizwe Mongezi Zulu, pour un rapport publié sur les sites AmaBhungane et GroundUp en Afrique du Sud au sujet d’un avion acquis par le roi Mswati III ; et le journaliste Dayo Oketola, du journal Punch au Nigeria, pour une enquête sur les revendications d’un opérateur de satellite de communications financé par des fonds publics.

Les deux gagnants ont chacun reçu un premier prix de 2 000 dollars américains, tandis que les finalistes ont remporté chacun 1 000 dollars américains. Les prix, organisés cette année par l’African Media Initiative (AMI), ont été parrainés par l’agence de presse AFP et la Fondation philanthropique Shuttleworth.

L’augmentation des candidatures souligne l’intérêt accru des journalistes pour la vérification des faits ;

« Dans une année où la vérification des faits étaient au centre de l’actualité à travers le monde, le niveau des candidatures a été plus élevé que jamais; Nos lauréats montrent pourquoi il est si important que les journalistes ne se contentent pas de rapporter ce que disent les personnalités publiques, mais doivent remettre en question leurs déclarations et exposer ceux qui ne sont pas vraies ». – Peter Cunliffe-Jones, Directeur Exécutif

2015

Après avoir reçu les candidatures de plus de 50 journalistes de 15 pays en 2015, le jury avait porté son choix sur un lauréat du Nigeria. Les deuxième et troisième prix étaient décernés à l’Afrique du Sud.

Le Lauréat

  • Ben Ezeamalu, Premium Times, Nigeria

Finalistes

  • Phillip de Wet, Mail & Guardian, Afrique du Sud
  • Pieter-Louis Myburgh, Rapport/City Press, Afrique du Sud

Benjamin Ezeamalu du Premium Time (Nigeria) recevant son prix des mains du rédacteur en chef d’Africa Check Anim van Wyk en 2015. Photo AFP/Karel Prinsloo

Notre lauréat Benjamin Ezeamalu, journaliste au site d’information du Nigeria Premium Times, a gagné les Prix de fact-checking 2015 pour un article exposant les fausses déclarations sur la législation relative à l’âge légal pour le consentement au Nigeria.

S’exprimant après avoir reçu son prix, M. Ezeamalu a dit : « le fact-checking est une importante forme de journalisme. Il est nécessaire qu’en tant que journalistes nous tenions les figures publiques pour responsables de ce qu’elles disent ».

Les deuxième et troisième prix sont allés à des journalistes sud-africains : Phillip de Wet du Mail & Guardian et Pieter-Louis Myburgh du Sunday newspapers Rapport/City Press.

  1. De Wet a été distingué pour un article sur des déclarations relatives à la controverse liée aux dépenses pour la réhabilitation de la villa du Président Jacob Zuma, et des comparaisons avec le défunt Président Nelson Mandela.
  2. Pour sa part, M. Myburgh a gagné pour un article démontant l’affirmation selon laquelle les controversés trains achetés par la PRASA étaient conformes aux normes sud-africaines en matière de chemin de fer.

2014

Lors de notre première édition en 2014, nous avions reçu les candidatures de plus de 40 journalistes de 10 pays. Et le jury avait désigné une équipe de deux personnes, deux réalisateurs ghanéens comme lauréats. Les deuxième et troisième prix étaient respectivement décernés à un Zambien et un Kenyan.

Le Lauréat

  • Edem Srem & Gifty Andoh Appiah, réalisateurs indépendants, Ghana

Finalistes

  • Paul Shalala, ZNBC, Zambie
  • Victor Amadala, Kenyakidz.com, Kenya

Edem Srem reçoit son attestation des mains du directeur d’Africa Check, Robert Holloway

Edem et Gifty avaint été distingués pour leur film “Trading Ghana’s Water for Gold” qui met à nu les affirmations erronées du gouvernement sur l’éradication de la pratique risquée de l’exploitation alluviale de l’or au Ghana.

Paul Shalala de la Zambia National Broadcasting Corporation avait gagné le deuxième prix pour son reportage sur de fausses déclarations au sujet de l’impact de l’investissement des multinationales sur la sécurité alimentaire dans son pays.

Et Victor Amadala du site www.kenyakidz.com avait remporté le troisième prix pour un article démontant la superstition qui conduit les parents à extraire les dents des bébés qui naissent avec celles-ci.

En plus d’avoir empoché le chèque, le film d’Edem et Gifty avait été projeté, lors d’un festival de film, au Ghana, pour avoir remporté ce prix. Et la projection avait été suivie d’un débat public sur la sécurité des systèmes d’approvisionnement en eau dans le pays.

Et Paul Shalala avait été invité à prendre la parole lors d’une importante conférence au Mozambique sur l’impact de l’exploitation minière sur les communautés hôtes en Afrique australe.

S’adressant à Africa Check lors de la cérémonie de remise des prix, Edem a dit que les prix étaient un rappel de ce qu’il y a de plus important dans le journalisme. « Je pense qu’il n’y a rien de plus important dans le journalisme que tenir les gens responsables de leurs promesses et des déclarations qu’ils font », avait-il laissé entendre.