Quatre « conseils » sur le cycle menstruel examinés

Sur Facebook, un message dit préventif liste quatre pratiques qui seraient dangereuses pour la femme qui voit ses règles.

La première consiste à ne pas boire de l’eau glacée, gazeuse ou de noix de coco. La deuxième porte sur les prétendus dangers du shampoing qui pourrait « causer des maux de tête ».

Le troisième conseil indique qu’il ne faut pas manger de concombre, parce que sa sève pourrait « bloquer certaines règles dans la paroi utérine et causer la stérilité ».

Il est en outre affirmé que durant les règles, « le corps ne doit pas être frappé, en particulier l’abdomen, car il peut provoquer des vomissements de sang. Cela serait à l’origine du cancer de l’utérus, des kystes et des barrières ».

« Il n’y a pas d’étude scientifique qui prouve ces propos »

Concernant les quatre pratiques susmentionnées, la gynécologue a affirmé : « Il n’y a pas d’étude scientifique qui ait montré que manger du concombre, utiliser du shampooing, boire de l’eau glacée, gazeuse ou de noix de coco soit délétère durant cette période du cycle menstruel ».

D’après Dr Sall, « une femme qui voit ses règles n’a aucune attitude particulière à adopter si ce n’est une bonne hygiène de vie et une alimentation équilibrée ».

« Toute femme doit cependant rester à l’écoute de son corps », conseille-t-elle, ajoutant qu’il vaut mieux éviter certains aliments ou boissons si leur consommation crée un inconfort durant les règles.

« Cela dit, tant qu’il n’y a pas d’étude scientifique, on ne peut pas conseiller à toutes les femmes de faire ou de ne pas faire certaines choses », conclut-elle.

Concernant les coups au niveau de l’abdomen, Dr Sall établit qu’ils sont « dangereux dans tous les cas car traumatiques ».

Quelles sont les bonnes pratiques à adopter ?

Lorsqu’une femme a ses règles, Dr Sall recommande d’adopter une bonne hygiène de vie ainsi qu’une alimentation équilibrée et riche en vitamines et minéraux, tout particulièrement le fer.

Il est également conseillé de changer de serviettes hygiéniques ou tampons toutes les 4 à 6 heures et de procéder à une toilette antiseptique une fois par jour au maximum. En cas de douleur, il est recommandé d’utiliser une bouillotte remplie d’eau chaude et de la placer au niveau du bas ventre, cette chaleur ayant un effet antalgique.

Concernant les dysménorrhées, indique la gynécologue, « dans la majorité des cas, les gens utilisent des anti-inflammatoires mais toutes les femmes ne les supportent pas. Le traitement varie avec chaque femme, en fonction de leur âge et de leur antécédent ; on procède cas par cas ».

En outre, si les règles sont jugées abondantes, l’experte de suivre un traitement à base de fer pour éviter une anémie. Si aucun bilan n’a été fait et que la femme s’inquiète vis à vis de son cycle menstruel, Dr Sall recommande de se rapprocher d’un médecin.

– Africa Check (11.06.2019)

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