Nous sommes ravis d’annoncer les gagnants des Prix africains de fact-checking de cette année (voir les gagnants et les finalistes ci-dessous). Cette année, nous avons reçu un nombre record de 192 candidatures provenant de 27 pays du continent.

Les prix africains de fact-checking continuent de grandir et sont actuellement à leur septième édition. Ce sont les seuls à honorer la pratique du journalisme en Afrique dans le domaine en pleine expansion de la vérification des faits.

En 2014, lors de la première édition, nous avons reçu des candidatures d’une quarantaine de journalistes de dix pays. Cette année, les 192 candidatures ont été soumises par un total de 140 journalistes et 28 étudiants en journalisme. Les candidats ne pouvaient participer aux prix que dans une seule catégorie, mais pouvaient soumettre plusieurs articles.

Ce nombre record de candidatures survient à un moment où, dans le monde entier, la pandémie de la Covid-19 a déclenché un flot de fausses informations dangereuses. L’Organisation mondiale de la Santé affirme que l’épidémie s’est accompagnée de ce qu’elle qualifie d’ infodémie : « une surabondance d’informations – certaines exactes et d’autres non – qui rend difficile pour les gens de trouver des sources fiables et des conseils fiables lorsqu’ils en ont besoin ».

La pandémie a fait monter encore plus les enjeux dans la lutte contre la désinformation, exigeant que les médias jouent un rôle encore plus actif dans la séparation des faits de la fiction.

« Les décisions liées à la santé étant parfois une question de vie ou de mort, un bon journalisme de vérification des faits est vital – maintenant plus que jamais. La qualité des informations diffusées en public peut déterminer les résultats de vie de nombreuses personnes et il est donc de la responsabilité des médias de s’abstenir d’être des vecteurs de désinformation », explique Noko Makgato, le directeur exécutif d’Africa Check. 

« Chaque année, nous constatons un intérêt croissant pour la vérification des faits, comme en témoigne le nombre d’organisations qui ont émergé concentrant leurs efforts sur la déconstruction d’affirmations préjudiciables dans différentes parties du continent. Nous pensons que cela renforce la qualité du débat public et, espérons-le, améliore la qualité de vie à travers le continent ».

Les catégories de prix de cette année étaient les suivantes :

  • Fact-check de l’année par un journaliste en activité
  • Fact-check de l’année par un étudiant en journalisme
  • Finaliste de l’une des deux catégories ci-dessus

Les contenus soumis par les candidats devaient avoir été publiés ou diffusés pour la première fois entre le 1er août 2019 et le 22 juillet 2020. Ces contenus devaient avoir exposé une affirmation trompeuse ou erronée – sur un sujet important – faite par une personnalité ou une institution publique en Afrique.

Le lauréat du Prix du fact-check de l’année par un journaliste en activité a reçu un prix de 3 000 $, tandis que le finaliste a reçu 1 500 $. Le lauréat du Prix du fact-check de l’année par un étudiant en journalisme a reçu un prix de 2 000 $ et le finaliste 1 000 $.

Lauréats et finalistes

Fact-check de l’année par un.e journaliste en activité

Lauréat : Taiwo Adebulu « FACT CHECK: Nigeria told UN that 7 varsities run strictly on renewable energy, but is this true? »
 Finaliste : Aisha Abdool Karim « The coronavirus ‘vaccine’ Ekurhuleni wants to import doesn’t exist »

 

Fact-check de l’année par un.e étudiant.e en journalisme

Lauréate : Fatoumata Bintou Ba « Fact-checking – Inquiétant taux de divorce à THIÈS ? De fausses données rapportées dans deux articles du quotidien le Témoin »
Finaliste : Oluwaseye Ogunsanya « Did Nigeria’s Minister Of Education Announce Resumption of Schools On September 7? »